Déluge breton !

Dimanche, 5 h du matin pour un réveil arrosé qui transforme la vallée de Guerlédan en un tableau de contes et légendes. Il pleut des cordes. Les détracteurs de la Bretagne diront comme d’habitude mais moi je dis Magie : 2010 était caniculaire, l’édition 2011 sera …humide !

Sur site à 8h, l’ambiance est moindre que le samedi où le soleil était présent pour le plus grand plaisir des enfants qui s’activent à cœur joie sur les nombreuses activités gratuites. Aujourd’hui, les dieux bretons en ont décidés autrement et chacun s’agglutine sous les tentes ou dans les voitures avant le départ.

8h30 sous l’arche de départ, ya du p’tit gars prêt à en découdre. A ma droite, David Pasquio, olivier leguern, Julien le coq, laurent brochard…mais je ne prendrais que le départ avec eux. Ayant repris l’entraînement il y a seulement 1 mois après 4 mois d’interruption suite à une pubalgie persistante, je manque de foncier alors  je vais partir tranquillement histoire de faire quelques bornes . J’ai les jambes pour 30 mais pas beaucoup plus. Le départ sous la musique bretonne. Aux avants postes, les mêmes que d’habitude qui s’échappent dans la forêt. Je ne part pas trop vite. Il faut chauffer la machine et voir si le shortystrap répond aux attentes et soulage les adducteurs. Les sensations reviennent d’autant plus que le parcours est technique et plaisant. Un régal. La terre absorbe bien l’eau. Pas trop de gadoue. La speed cross était un bon choix. Merci du conseil Christophe, podo de la course. Soyons vigilant sur les roches, ardoises qui sont glissantes. Le regard fixé sur le sol pour éviter la blessure. De toute façon, la pluie brouille le paysage. Sur les crêtes, le vent souffle en rafale, pas très agréable. Les 10 premiers kilos en 52’, on est sur un rythme  de  6h 15 environ pour 58km. Tout va bien. Le premier ravito au 19ème mais je ne m’arrête pas, j’ai embarqué 3l de carburant donc j’irai jusqu’au second au 33ème. Et puis, en cas de pénurie, ya qu’à ouvrir la bouche ou tirer la langue car la pluie est toujours présente. D’ailleurs elle ne s’arrêtera pas ! Personnellement je préfère cela que le cagnard. Du 26ème au 33ème km, le mollet gauche commence à faire des siennes. Ca sent pas bon, la contracture s’installe. On poursuit tant bien que mal sur 4 km mais mon allure ayant chuté, je commence sérieusement à avoir froid. J’essaie de masser en réchauffant le muscle mais le point est douloureux à la palpation. Pas de druides à l’horizon pour me faire une potion ! je décide donc de rebrousser chemin pour récupérer une navette au 33ème et rentrer voir l’arrivée. Fin du périple mais je m’y attendais. Finir un parcours aussi exigeant que Guerlédan sans une bonne préparation est difficile.

Après s’être changé et avoir dégusté une bonne krampuzen (crêpe) on attend impatiemment les finishers.

Félicitations à tous ceux qui ont terminé et aux bénévoles qui sont restés pour orienter la course dans des conditions pas très plaisantes quand on ne bouge pas.